Sortie "2 en 1", formation et bivouac de survie !


Ambiance hivernale même si le soleil n'est pas loin


Les restrictions "spécial covid" nous ayant privés de plusieurs week-ends en montagne, il va falloir rattraper une partie du temps perdu tout en s'adaptant aux nouvelles dispositions (pas de gîte ouvert, groupe de 6 personnes max...).


D'un côté j'ai le groupe "découverte alpinisme hivernal" à encadrer et de l'autre côté le groupe avec lequel je pars au printemps au Tilicho (7134m), expédition reportée de 2020 à 2021. Casse-tête de l'organisateur qui doit gérer deux groupes, un débutant, l'autre autonome, avec certains venant de loin, et essayer de concilier tous les objectifs au même endroit ! Après plusieurs plans échafaudés, direction le col du Lautaret où se trouve une fort jolie mais facile arête de neige et rocher, avec l'avantage d'un parking pas loin, pour effectuer un repli stratégique. En effet, le but est ensuite, une fois l'arête parcourue, de pouvoir effectuer un bivouac sous un abri ou grotte de neige !


Sur la fin de l'arête, ambiance bien hivernale, et les distances se resserrent un peu


Le groupe "découverte" du CAF-GO, réduit à 6 personnes (4 stagiaires, un encadrant, un co-encadrant répartis en deux cordées) ouvre le bal sur l'arête, et le groupe "expé" suivra à distance. Les conditions nivologiques ne sont pas idéales (comme le révèle une coupe que j'avais effectuée une semaine avant) alors j'évite tout d'abord une petite pente suspecte par la droite avant de rejoindre la base de la cheminée de départ.

Le temps est assez froid, quelques nuages sont présents, un peu de vent est présent, l'ambiance est à l'hiver mais moins tourmentée que vers Belledonne, c'est exactement ce qu'il fallait ! Le rythme est correct, cela déroule bien, l'arête est facile (permettant à Marc de se lancer en tête) mais entrecoupée de quelques ressauts où il faut réfléchir à comment se protéger. Comme cela fait du bien d'être en montagne à plusieurs !

Petite cheminée de départ


La neige tombée en petites quantités a plâtré les rochers, l'ambiance est assez magique sur la fin de l'arête. Une dernière longueur en traversée (qui peut s'éviter, nous avons fait un peu de zèle !) en rocher pourri se présente, alors je pars devant pour placer tant bien que mal une ou deux protections pour les deux cordées (un coinceur, et une pierre coincée dans une fissure moyenne), ce qui prend pas mal de temps... trop au goût de ceux de derrière qui commencent à se refroidir !

Nous arrivons tous enfin au col et redescendons espacés le couloir débonnaire qui ramène au pied de l'arête. Direction le lieu de bivouac, où nous passons par la pente suspecte qui était bien plaquée : la plaque est partie et un groupe de skieurs effectue une coupe nivologique au-dessus (l'ont-ils fait partir ?).

L'épaisseur de neige est peu importante, or c'est un des facteurs qui permet de construire un bon abri, il faut donc chercher l'endroit où elle est le plus présente, sans toutefois que la pente ne soit trop raide, ou alors une bonne congère. A défaut un bon gros rocher peut faire l'affaire ! Pas simple.


Je creuse ma grotte en tâchant de donner des conseils à la bonne élaboration de celle-ci, mais elle sera vraiment limitée au strict nécessaire, épaisseur fine de neige oblige ! Chacun devra faire la sienne.

Plusieurs stratégies se dessinent : ceux qui font un abri comme moi (bravo pour avoir osé, et respect !), ceux qui d'emblée visent le gros rocher ou construisent un mur de neige pour dormir à la belle étoile (!), ceux qui, sceptiques, montent les tentes plus bas sur le plat, celui qui rentre se coucher à Grenoble, et celui qui rejoindra la voiture pour y dormir après que sa grotte se soit effondrée pendant sa construction !


Kin se prépare à rejoindre son abri


Claustrophobes s'abstenir !


Mur de neige, à l'ancienne mais efficace


Repas de bonne heure pris sur le parking, puis chacun regagne son lit ...

Pendant la nuit, ayant le pantalon bien trempé après avoir creusé toute la fin d'après-midi, je rejoins la place qui m'a été réservée dans la tente :-). Mauvais choix au final car je m'inquiète du vent qui se lève, risquant de transporter la neige dans les abris de deux de mes partenaires d'expé peu familiers de la chose (leur entrée était un peu trop large), donc je me lève trois fois dans la nuit pour remonter la pente et leur rendre visite. Ceux qui dorment à la belle sont presque ceux qui dorment le mieux, ils ne m'entendent même pas arriver ! Petite nuit au final, et le premier groupe se retrouve à la voiture de bonne heure pour quitter les lieux dès 6h, les conditions de neige et le mauvais temps nous empêchant d'effectuer un couloir visé en toute sécurité. Les autres effectueront une belle grasse matinée !


Fin janvier ou courant Février je prévois d'effectuer un autre week-end "survie", pour apprendre à construire un abri collectif, une grotte de neige voire un igloo en expédition, donc si vous voulez vous joindre à l'équipe, ça peut être possible, me contacter dans ce cas.


Et dans le cadre de l'expédition au Tilicho on va poster régulièrement des conseils pour préparer une expédition, le matériel, l'entraînement, etc. A suivre sur la page Facebook https://www.facebook.com/PasquerVoyagesAventures

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Arnaud Pasquer
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